Un très bel été sauve un printemps froid et pluvieux

 

Conditions climatiques et évolution de la vigne

Après un hiver et un printemps frais et copieusement arrosés, les 30° à l’ombre du 17 avril laissent vite place aux frayeurs de la gelée le 28 avec 1 petit degré sous abri au lever du jour. Mai et juin sont tout aussi calamiteux, la végétation piétine les pieds dans l’eau. La floraison débute enfin le 11 juin et se déroule dans le froid et sous la pluie. La récolte s’annoncerait déjà tardive et légèrement amputée par du millerandage. Ce mauvais temps s’arrête alors que l’on fête joyeusement le passage à l’été et la fin de Vinexpo lors de la pré-inauguration de la forteresse avec un spectacle Son et Lumières éblouissant. Juillet, avec trois semaines consécutives à 30°, et août sont heureusement resplendissants de soleil et bien secs (48mm en 2 mois). Les orages dévastateurs nous ont épargné, une partie du retard est comblé, la mi-véraison atteinte au 15 août. Septembre alterne fraicheur et chaleur avec un arrosage en milieu de mois qui déclenche les premiers foyers de pourriture noble dans les parcelles les plus fraiches. Le 26 septembre, par 30° à l’ombre, la 1ère trie démarre.

 

 

Les Vendanges 2013

 

         Dans la foulée et toujours sous un beau temps chaud, la 2ème trie enchaine et s’achève le 3 octobre avant un orage du soir qui détraque le temps pour quelques jours. Ces premiers lots sont très purs, frais, vifs, étincelants par un bel apport de sauvignons précoces. Une petite fenêtre de temps plus sec et froid, par courant de nord, permet de reprendre la cueillette les 9, 11 et 13 malgré un nouvel arrosage le 12. Les sémillons donnent leur plein potentiel de fruits confits, tout en restant frais et tendus. Le temps finit enfin par virer au courant de sud, chaud et venté, le 18. La récolte reprend rapidement le 21 et s’achève dès le 22.Ces derniers lots sont bien pleins, séveux, gras et toujours aussi frais en bouche.

Le Vin

 

         Toutes ces tries ont nécessité un choix draconien car le climat très doux et humide de ce mois d’octobre a laissé la porte ouverte à quelques pourritures douteuses ou déviantes. Finalement, ce sont près de la moitié des grappes qui auront été sacrifiées pour ne garder que la meilleure et plus pure des pourritures nobles.

Cette récolte jalouse, moins de 8 hl/ha, est très  typée avec ses arômes et saveurs confites, fraiches et vives à la fois, qui ne sont pas sans nous rappeler le millésime 1999 ou encore 2007.

Vinifié avant élevage par levures indigènes pour un tiers en fûts neufs.