MILLÉSIMES

UN VIN AUTHENTIQUE ET RARE

La modernisation consiste aussi à respecter la tradition. Le Château de Fargues est l’un des derniers à défendre le savoir-faire, la philosophie et les valeurs de Françoise Joséphine : l’obstination, l’excellence et le respect de la nature. Cette exigence, la famille Lur Saluces l’applique depuis des décennies à Fargues qui est le dernier domaine viticole à élever son vin 30 mois en barriques et 6 mois en bouteilles. En attestent les grands Millésimes du Château de Fargues: 1947, 1967, 1988, 1997, 2001, 2005, 2007, 2009, 2011, 2015, 2017…

Quand la nature le permet, la production atteint environ 20 000 bouteilles par an et atteindre environ 30 000 bouteilles quand la transformation parcellaire sera achevée. L’ambition du domaine est d’enchanter les palais, c’est pourquoi certains millésimes n’ont jamais été mis en bouteilles comme le 1972, le 1974, le 1992 et le 2012.

Bien que le domaine appartient aux Lur Saluces à partir de 1472, le premier millésime du Château de Fargues mis en bouteille à la propriété date de 1943 et mis en bouteille en 1947, ce qui explique son absence de la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.

Hors d’un classement, le vin de Fargues est plus volontiers qualifié d’inclassable.

En presque 80 ans, il est considéré comme l’un des plus représentatifs de l’appellation. Et là n’est pas sa seule originalité, car tout dans ce vin démontre l’implication des Lur Saluces pour cette appellation audacieuse.

UN VIN FRAIS, DYNAMIQUE, VIF

De l’éclat de sa robe à sa façon d’habiter votre verre quand vous l’agitez, puis sur le palais, tout dans un Château de Fargues s’impose aux sens par vagues successives et entame une méditation.

Lorsque vous le portez à votre palais s’expriment la douceur des fleurs printanières, accompagnée de subtils arômes de fruits confits, d’ananas ou de figues, de pâte de coing ou d’abricots gorgés de soleil. Vous percevez les saveurs rôties, les émanations vanillées, épicées, du safran, de la badiane mais aussi des fruits secs.

S’y ajoutent des notes enveloppantes de miel d’acacia, de pain grillé, équilibrées par des zestes d’agrumes et des touches minérales. Le vin de Fargues n’aura de cesse de vous interpeller et de stimuler votre curiosité.

Une bouteille de Château de Fargues peut être conservée longtemps, plusieurs décennies, voire enjamber le siècle.

« En 1472, 300 ans avant que le Château Yquem n’entre dans la famille Lur Saluces, elle possédait déjà le Château de Fargues. Bien que Fargues n’ait jamais été classé, la qualité du vin qui y est produit est exceptionnelle. Toujours propriété de la famille Lur Saluces, Fargues fut pendant longtemps considéré par erreur comme un second vin d’Yquem, sans doute car il recevait la même attention qu’Yquem en matière de vinification. […] La ressemblance entre Fargues et Yquem est frappante. […] Malheureusement, la production de Fargues est faible, réduisant donc les chances pour de nombreux amateurs de déguster ce vin […]. »

Robert M. Parker Jr

Obstination

La recherche constante de la qualité sous- entendue dans le travail dans le domaine viticole de Fargues fait de ce vin blanc liquoreux l’expression très aboutie d’un grand Sauternes : un équilibre subtil entre douceur et fraîcheur, entre fruits confits et fruits acidulés, entre bouquet floral et minéralité.

Extravagance

L’explosion aromatique d’un Château de Fargues s’obtient au prix d’un réel sacrifice puisque le botrytis laissera à peine un verre de Fargues par pied de vigne au lieu d’une bouteille dans une vendange normale !

Symbiose

Les hommes et les femmes de Fargues vont chercher à domestiquer ce phénomène tout au long de l’année, en préparant et entretenant les sols et par les soins apportés aux vignes favorisant ainsi son action au moment propice de la sur-maturité des grains.

Sans concession

La solution est simple mais coûteuse : il faut demander aux vendangeurs de sélectionner les grappes voire les fractions de grappes, et même, les grains de raisin, attaqués et transformées par le botrytis cinerea. Les vendangeurs sont contraints à trier les raisins et jeter ce qui relève de la pourriture grise, le mauvais botrytis cinerea.

Moment de vérité

Le jus magnifié va ensuite subir, dans le secret du chai, une seconde modification, les levures transforment partiellement le sucre en alcool, le moût devient du vin.