Sauternes, l'oenotourisme "plus, plus"

Vue du Château de Fargues

Journal des Primeurs par Jacques Dupont

Les grands châteaux du Sauternais ouvrent leurs portes et entreprennent de sortir de leur splendide isolement.

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Modifié le – Publié le | Le Point.fr
 
Élie, Jésus et peut-être sauternes ! Cela ferait une troisième résurrection… Concernant les deux premières, les témoignages, bien que nombreux, datent un peu. Pour sauternes, l’affaire est en cours et bien visible. Il y eut d’abord Château d’Yquem repris par B Arnault.  Mais la course semblait se jouer en solitaire. Puis, on a vu plusieurs autres entrepreneurs dynamiques (et riches) s’intéresser à cette appellation que la faillite menaçait. Terres en friche, vignes pas taillées, prix du foncier au ras des pâquerettes, vins bradés quand ils trouvaient acquéreurs, désertion du négoce… Rien ne semblait donner envie d’aller s’y installer… Et pourtant, voilà Derek Smith, Franco-Américain, une des cinq cents plus grosses fortunes de France réalisées dans la vente à distance (Trésor du patrimoine), qui rachète le cru classé Rayne Vigneau au Crédit agricole. Puis Silvio Denz, président de Lalique, une des principales marques de luxe (parfums, bijoux, cristal), qui reprend Lafaurie Peyraguey et se lance dans une vaste opération œnotouristique « plus, plus ».