Par Périco Légasse

 

Il faut avoir dégusté au moins une fois dans sa vie un château-de-Fargues pour être bien certain d’avoir atteint une émotion sensorielle inégalée.

 

Et si d’autres grands vins moelleux, notamment dans la Loire ou en Alsace, procurent aussi des émotions bouleversantes, celles que l’on partage ici autour d’un Sauternes ou d’un barsac bien né, bien mûr et bien Servi, ne sont comparables à aucune autre.
Nous avons eu un véritable coup de cœur pour le château-de-fargues 1997, sublime et voluptueux. Un Sauternes d’une sensualité percutante. aux reflets jaune doré intenses et brillants, avec des notes d’ananas confit et d’abricot sec qui caressent longuement le palais tout en évoluant vers la compote de pêche vanillée et le Sirop d’érable. A la deuxième gorgée. la bouche évolue vers des parfums de mangue rôtie finissant sur des arômes évoquant le thym et la cannelle, avec de discrètes notes de muscade. Ouelle robe, quel nez, et cette puissance aromatique toute en finesse ! Un nectar d’une intensité sans limites du fait de vendanges effectuées en cinq tries qui s’achevèrent vers le 5 novembre, juste avant les premières gelées. Un très grand flacon qui laisse une trace dans la mémoire des connaisseurs comme des amateurs.
(c) Marianne 16 au 22 octobre 2015