Ce que l’on retiendra à la vigne : beaucoup de sueurs froides pour le vigneron

Avortement des 2° grappes début avril en raison de nuits bien froides (4-5°c), les grappes filent en vrilles, le potentiel se réduit malgré une belle « sortie ».

Belle Floraison tout début juin qui sera un mois beau, chaud et ensoleillé ; la « fermeture de grappe » en fin de mois annonce-t-elle un millésime précoce ?

Dégâts d’échaudage les 16 et 17 juillet en raison de fortes chaleurs dans un mois pourtant plus frais que la normale et très arrosé avec 104mm cumulés.

Dégâts de grêle le 25 juillet après-midi par un violent orage de 40mm en quelques minutes, des grains éclatés, d’autres fragilisés.

Premiers dégâts de pourriture acide au 15-20 août, un mois frais, maussade et très humide qui ne laisse rien augurer de bon pour une belle et saine maturité.

Les vendanges approchent : on les attendait précoces, elles se concentrent finalement comme souvent dans la deuxième quinzaine d’octobre.

Sécheresse et chaleur remarquables en septembre ; la pourriture s’installe difficilement mais le raisin finit ainsi de bien murir. La trie de nettoyage lancée le 15, élimine ces pourritures acides, soit pas loin de demie vendange jetée par terre pour ramasser seulement 3 barriques.

Octobre : remarquable de chaleur (+3.9°C pour les maximales par rapport à la normale), une deuxième quinzaine estivale après des petits arrosages en première décade qui activent enfin le bon botrytis. Les conditions sont idéales du 20 au 30 octobre pour enchainer les tries et sauver une récolte déjà si pénalisée en quantité : autour de 5-6 hl/ha seulement. La qualité est totalement au rendez vous et vient enfin à bout du mauvais sort qui semblait frapper bien des années en « 4 ».

Les conclusions sur la qualité du vin (encore en fermentation) seraient bien hasardeuses mais la concentration est bien là, la pureté d’un joli botrytis également et le tout dans une grande fraicheur et une acidité revigorante.

F. Amirault, 3 novembre 2014